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Ekereziya Gaturika yizeye ko ubutungane buzovuga ivyavuye mu matohoza bwakoze

lundi 2 Ruhuhuma 2015, par Egide N

Abaserukira Ekereziya Gatorika mu Burundi bizigiye ko ubutungane bw’Uburundi buzoshikiriza vuba ivyavuye mu matohoza ku bagandaguye ababikira batatu b’Abatariyanokazi.

Kuri uwu w’Imana, Ekereziya Gatorika yarahimbaje umusi mukuru w’abihebeye Imana. Uwo musi mu Burundi wahimbarijwe kuri Paruwasi Guido Maria Conforti mu Kamenge, aho benshi bita kwa "Buyengero". Muri ivyo birori vy’ihimbazwa ry’umusi mukuru w’abihebeye Imana, kwabaye kandi n’ukwibuka ababikira batatu b’Abatariyanokazi Olga Raschietti w’imyaka 83, Bernadette Boggia w’imyaka 79 na Lucia Pulici w’imyaka 75 bagandaguwe mu kwezi kw’icenda. Mu nkuka y’imisa, umwepisikopi mukuru wa diyoseze nkuru ya Bujumbura, Musenyeri Evariste Ngoyagoye yamenyesheje mu nsiguro yatanze, ko igikomeye ari uko abakirisu bose bosaba ko abicanyi bohinduka, kuko ico arico gisabisho c’umukirisu. Musenyeri Evariste Ngoyagoye ati : "Igisigaye ubutungane burababona, turavyizigiye kandi twipfuza ko bazogendera ukuri, bashikirize vuba ivyo bashoboye gutohoza."

Ivyo birori vyari vyitabwe n’abapatiri benshi, ababikira hamwe n’abaserukira imiryango y’abihebeye Imana bari baje bava mu mihingo itandukanye, harimwo n’abari baje bava i Vatikano, ariko mukamenya ko ata mutegetsi n’umwe yari yaje aserukira Reta y’Uburundi muri ivyo birori.

Tubibutse ko Bob Rugurika, umuyobozi wa RPA yakwije iminsi cumi n’ine apfunzwe, akaba yahagaritswe inyuma y’amatohoza yari yakoze ku bagandaguye abo babikira batatu b’abatariyanokazi. Yumvirijwe na Emmanuel Nkurikiye, icariho c’umushikirizamanza kizigenza wa Repuburika y’Uburundi, aca ajanwa mw’ibohero kw’itegeko rya Arcade Nimubona, umushikirizamanza wa Repuburika mu gisagara ca Bujumbura.

Bob Rugurika yagirizwa ivyaha bitatu, kuba ataco yashikirije igihe ubwo bwicanyi bwariko burategurwa (manquement à la solidarité publique), gukorana n’abicanyi (complicité d’assassinat), hamwe n’ugutanga amakuru y’urubanza rukiri mw’itohozwa (Violation du secret de l’instruction). Bitegekanijwe ko kuri uwu wa mbere Bob Rugurika ahava asubira kwumvirizwa muco bita "Chambre de Conseil", ari naho baza kurabira namba yobandanya kuburana yidegemvya canke ari mw’ibohero.


Egide Nduwimana

Messages

  • Ndashimye imvugo n’inyifato y’umwepiskopi mukuru wa Diyoseze Nkuru ya Bujumbura Mgr Ngoyagoye Evariste. Ariko kandi narimfise ico nshikiriza ku mvugo y’icegera c’umwepiskopi w’i Ngozi Mgr Madaraga Pierre. ASSASSINAT DES SÅ’URS ITALIENNES DE LA PAROISSE KAMENGE: QUE PEUT FAIRE L’EGLISE CATHOLIQUE ?
    Tout le monde était consterné quand il a appris l’assassinat ignoble de trois religieuses commis dans leur résidence àla Paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge. Tout de suite, des accusations ont fusé de partout, parfois liant l’assassinat àla supposée présence des jeunes Imbonerakure au Congo pour s’entraîner àexécuter un hypothétique génocide au Burundi, au troisième mandat de Monsieur NKURUNZIZA Pierre, Président de la République du Burundi, àla concurrence entre deux établissements sanitaires sis àKamenge, au trafic des produits pharmaceutiques vers la RD-Congo, àla gestion peu catholique du Centre Jeunes Kamenge, aux allégations de pratiques pédophiles ou homosexuelles des uns et des autres, etc. L’enquête s’annonçait difficile.
    L’Eglise elle-même était interpellée d’autant plus que certains de ses enfants étaient mis en cause. Il fallait que l’Evêque de Bujumbura agisse : « Parce qu’il doit défendre l’unité de l’Église tout entière, l’Évêque est tenu de promouvoir la discipline commune àtoute l’Église et en conséquence il est tenu d’urger l’observation de toutes les lois ecclésiastiques. Il veillera àce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne le ministère de la parole, la célébration des sacrements et des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints, ainsi que l’administration des biens ». Sur ce, ne constatons-nous pas le changement àla tête du Centre Jeunes Kamenge ? D’aucuns pourraient dire que cela ne suffisait pas, des poursuites disciplinaires et pénales pouvaient suivre si l’on considère l’ampleur des allégations. L’Eglise a peut-être sanctionné les coupables. Mais comment le savoir ? Par ailleurs l’Etat pouvait aussi sévir : certaines des accusations sont prévues et punies par le Nouveau Code Pénal Burundais. Personne ne doit être soustrait de la justice.
    Les derniers propos de Mgr MADARAGA Pierre, Vicaire Général du Diocèse de Ngozi, interrogent, ne laissent personne indifférent. Ils m’incitent àexercer mon droit àla liberté d’expression et àproposer quoi faire àl’Eglise : attendre calmement les résultats des instances judiciaires étatiques ou suppléer selon le principe de subsidiarité tout en sachant que l’Eglise a le droit de connaître et le devoir d’éclairer le peuple de Dieu sur ce qui s’est réellement passé àKamenge.
    Pour Mgr MADARAGA Pierre àen croire les médias burundais, si la justice civile (par rapport àla justice ecclésiastique) ne retrouve pas les assassins des trois sœurs il va toujours croire àla vérité version RPA. Ma question est de savoir par quelle procédure et de quel droit il peut « canoniser » les procédures d’enquêtes privées. Par ailleurs, si l’appareil judiciaire n’aboutit pas àdes résultats fiables ou crédibles, l’Eglise peut toujours suppléer (principe de subsidiarité) compte tenu des pouvoirs qui lui sont propres. En effet, un canon dispose : « Chaque fois que l’Ordinaire a connaissance, au moins vraisemblable, d’un délit, il fera par lui-même ou par une personne idoine, une enquête prudente portant sur les faits, les circonstances et l’imputabilité du délit, àmoins que cette enquête ne paraisse totalement superflue. Il faut veiller àce que cette enquête ne compromette la bonne réputation de quiconque. Celui qui mène cette enquête a les mêmes pouvoirs et les mêmes obligations qu’un auditeur dans un procès ; et, si le procès judiciaire est ensuite engagé, il ne peut y tenir la place de juge ».
    Qui a empêché l’Eglise du Burundi, particulièrement l’Archidiocèse de Bujumbura, de déclencher des procédures pénales pour connaître la vérité et sanctionner les coupables? Elle a les moyens : deux tribunaux ecclésiastiques existent, l’un àBujumbura l’autre àGitega, l’un étant un tribunal d’appel de l’autre et vice-versa (Mgr NGOYAGOYE Evariste, lors de la conférence Atelier Ecole de la foi du 30 décembre 2014, conférence en direct àla RMB).
    L’Eglise a le droit aussi le devoir de prendre des mesures provisoires pour ne pas scandaliser les chrétiens, le peuple de Dieu, la population. En effet, un autre canon dispose : « Pour prévenir des scandales, pour protéger la liberté des témoins et garantir le cours de la justice, après avoir entendu le promoteur de justice et l’accusé lui-même, l’Ordinaire peut àtout moment du procès écarter l’accusé du ministère sacré ou d’un office ou d’une charge ecclésiastique, lui imposer ou lui interdire le séjour dans un endroit ou un territoire donné, ou même lui défendre de participer en public àla très sainte Eucharistie ; toutes ces mesures doivent être révoquées dès que cesse le motif, et prennent fin quand le procès pénal est achevé ».
    Les accusés de la RPA sont des majeurs et de surcroît chrétiens catholiques. Ils sont donc sous l’empire du droit canonique. Ils peuvent être interdits de travailler pour l’Eglise ou dans un organisme catholique ; ils peuvent avoir l’interdiction de participer en public àla sainte Eucharistie. Ce canon pouvait servir pour le génocide, les violations massives du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur le territoire burundais depuis 1988 (principe de non rétroactivité puisque le Code du droit canonique actuel a été promulgué en 1983). Si l’Eglise du Burundi n’était pas compétente pour connaitre ces infractions, elle aurait au moins demandé de faire des modifications, des amendements dans sa législation ou dans celle universelle. Dans un autre registre, l’ampleur des prêtres pédophiles a fait qu’il y ait des changements de législations, àforte raison les violations massives du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire.
    J’ai demandé que l’Eglise attende patiemment comme elle le fait d’ailleurs àpart quelque brebis volontairement égarées. Depuis 1965, des ecclésiastiques, des religieux ou religieuses, des séminaristes ont été la cible facile des tueurs. Je peux citer ceux et celles que j’ai connus : Mgr Ruhuna Joachin, Messieurs les abbés Anastase-Maximilien-Guido-Dieudonné, Sœur Sophie, Rukarambuzi Albert. La vérité n’est pas encore connue sur leur mort et la justice ne leur est pas encore rendue. Il est vrai qu’on est brièvement revenu sur la mort de l’abbé Maximilien lors de la célébration du jubilée d’or de la paroisse Masango le 29 novembre 2015. Mais Cela ne suffisait pas. L’Eglise aurait dû au moins instituer une journée pour faire mémoire des siens qui ont été lâchement assassinés.
    La prise de position en faveur des uns et des autres risquerait d’être politiquement interprétée vu le contexte électoral dans lequel le Burundi est entré avec l’enrôlement des futurs électeurs. Prions pour ces religieuses et insistons pour que la justice leur soit rendue sans instrumentaliser qui que ce soit. La vérité finira par éclater demain ou après-demain. Le problème serait de se hâter pour condamner des innocents comme l’histoire du Burundi nous l’apprend avec les « Bamenja ».
    Pour terminer, j’appelle au respect des institutions (étatiques et ecclésiastiques). Nous sommes àla fois des civils et des chrétiens, nous appartenons aussi bien àl’Etat du Burundi qu’àl’Eglise du Burundi. J’appelle par conséquent l’Eglise et l’Etat àcollaborer, àétudier les modalités de collaborer dans l’affaire de l’assassinat de la Paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge, tout cela dans la charité. En effet, mon Eglise, ne doit perdre de vue que tout ce que l’on fait ou dit doit l’être : « en observant l’équité canonique et sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l’Église la loi suprême » (dernier canon du Code du Droit Canonique de 1983).

  • Imvugo yumusenyeri mukuru wa Diocese ya Bujumbura nimvugo yumukozi w’Imana koko tureke bamwe mukuvuga usangamengo nukwitambika canke ukumva mumvugozabo harimwo ingengabitekerezo wamugani wababanyi. Ndabibasubiriyemwo imvugo yamusenyeri Ngoyagoye iranhubatse kandirandemesheje vyukiri.

  • NTSIMBIYABANDI BA WANDIKA BIKE NGO TUBISOME ..AHA NTABASOMA IZO TEXTES LUTHILGIQUES YEMWE....

  • Bury’abarundi benshi nasanze biyita ba NAJUWA ariko kimwe n’uko burya naho mwozokwitez’utunyoni muri babagugunyi mwebwe mwita UBUTUNGANE bw’iBurundi ariko burya abazungu bo baramaze kumenya uwishe barya bantu b’Imana kandi n’ibimenyamenya barabifise(Evidences).Mwirinde kwiyit’abanyabwenge bacane niba atar’UBUSWA bwomwishamba mufung’uwushaka uwushatse wese gushira ukuri kumugaragaro wese!! 

  • Ndashima cane kumvugo y’umusenyeri wa Diocese y’i Bujumbura Imana imuhezagire yararemesheje abarundi erega hari abarundi bumvise amaraso asesetse baca babigira imigambi nyamukuru yo gucisha agatwe Uburundi nababubamwo, kimwe gusa haragowe umuntu yica abakozi b’Imana,uwishe uwasahuye hamwe n’amaradio akokeza indwano barakwiye kwikebuka bava ibuzimu bakaja buntu, nibareke ubutungane bukore none umumenyeshamakuru yahindutse umu documenteur?nibareke umuntu akore akazi igihugu canke amashirahamwe amuhembera....mais Imana iharire [email protected]

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ANDIKA ICIYUMVIRO CAWE KURI IYI NKURU

AMATEGEKO AGENGA IYANDIKWA RY’ICIYUMVIRO CAWE:
Ntiwandike ibitajanye n’iyi nkuru, ibitutsi, ivyararaza uwundi canke ibicanishamwo, ntiwandike ibiteye isoni.
Andika email yawe aho vyagenewe. Iciyumviro cawe kija ahabona ari uko camaze gusuzumwa na IGIHE.bi.
Ibi bidakurikijwe, iciyumviro cawe gishobora kutaja ahabona canke kigafutwa, murakoze.